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La méthode de l’audit comptable et financier
                        
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2. L’OBSERVATION PHYSIQUE

2.1 Objectif et définition de l'observation physique

L’observation physique des stocks vise à vérifier que les éléments portés à
l’actif du bilan de l’entreprise ont une existence physique réelle. Il s’agit d’une
technique à laquelle est attachée, par nature, une force probante importante.
Celle-ci s’applique le plus souvent à des biens matériels , les stock ou les
immobilisations corporelles , mais peut également trouver son application dans le
contrôle d’autres éléments de l’actif ,comme les espèces en caisse ou les effets de
commerce .

L’observation physique la plus couramment pratiquée et obligatoire pour le
commissaire aux comptes est le contrôle de l’inventaire physique des stock, en fin
d’exercice .En effet , les mouvements de quantités de stocks ne font pas toujours
l’objet d’un suivi comptable au jour le jour ,contrairement aux immobilisations
corporelles ou à d’autres actifs . La valorisation des stocks et la comptabilisation de
leur variation d’un exercice à l’autre ne sont généralement réalisés qu’à la clôture
(inventaire intermittent). Même pour les entreprises qui disposent d’un inventaire
permanent des stocks (çàd d’un suivi permanent des quantités en stock leur
permettant de valoriser régulièrement leurs stocks ),il est nécessaire ,compte tenu de
la fréquence élevée des mouvements à enregistrer entraînant des erreurs de
éventuelles et des risques de vols , de valider les données issues de l’inventaire
permanent par un contrôle physique.


2.2. L’observation physique des stocks

Comme nous l’avons indiqué précédemment, le travail de l’auditeur consiste
non pas en la vérification exhaustive des quantités en stock, mais en un contrôle lui
permettant de s’assurer de la fiabilité de l’inventaire physique, réalisé par les
personnes de l’entreprise auditée .Cela explique que l’intervention des auditeurs
pendant l’inventaire physique lui-même soit limitée.
Les auditeurs travaillent essentiellement avant l’inventaire pour valider la procédure
d’organisation et en fin d’inventaire pour veiller à la correcte centralisation des
comptages.

Leur contrôle porte à la fois sur les marchandises elles-mêmes et sur les
procédures de contrôle interne, assurant le déroulement optimal de l’inventaire.
L’assistance et le contrôle de l’inventaire physique sont des éléments importants dans
la prise de connaissance de l’entreprise auditée. En effet, l’assistance à l’inventaire
physique représente, pour l’auditeur, l’occasion pour connaître les produits de
l’entreprise et de visualiser leur processus de fabrication.

L’assistance à l’inventaire physique permet aussi de constater, sur le terrain,
divers problèmes techniques propres à l’entreprise (protection physique insuffisante de
stocks à forte valeur, stockage de denrées périssables dans des conditions
défectueuses).

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2.2.1. Contrôle de l’organisation générale de l’inventaire


L’auditeur doit vérifier que certains points de procédure sont correctement
appréhendés et appliqués, afin d’assurer le bon déroulement de l’inventaire physique.
On peut citer ,entre autres , la nécessité de vérifier l’indépendance des équipes de
comptage par rapport aux responsables des stocks , l’existence d’une procédure de
double comptage en aveugle ,un rangement et un étiquetage clairs des marchandises
,l’arrêt de tout mouvement de marchandises pendant l’inventaire ,le recensement de
tous les sites de stockage –y compris les stocks appartenant à la société auditée , en
dépôt ou en consignation chez des tiers -, la bonne identification des marchandises en
dépôt ou en consignation appartenant à des tiers , la centralisation correcte des fichiers
d’inventaire et un comptage en phase avec les consignes données en matière de
séparation des exercices .
Il est impératif que l’auditeur ait toujours à l’esprit, lors de ses travaux et de la
rédaction de ses rapports, que l’objectif à atteindre est de déterminer si l’inventaire
physique est fiable et, donc de, si les quantités et la qualité des produits sont
correctement appréhendés et ce par rapport à la date de clôture de l’exercice.

2.2.2 Contrôle des biens stockés

Outre ce contrôle l’organisation générale de l’inventaire physique, l’auditeur
vérifie les stocks, en quantité et en qualité, en s’assurant que :

 Les comptages sont directement réalisés ; il effectue lui-même des comptages
par sondages : sondages aléatoires et sondage sur les marchandises représentant
les valeurs en stock les plus importantes, en partant du fichier informatique
permanent (fichier fournissant une base théorique des quantités, d’après le suivi
informatique des mouvements) ou des marchandises physiquement présentes, et
en confrontant à chaque fois les résultats aux comptages effectues par la société
auditée ;

 Las marchandises sont dans un état correct, afin de déterminer une éventuelle
dépréciation, dans le cas contraire.

Ce contrôle n’est pas toujours aussi évident qu’il peut y paraître, compte tenu de
la diversité des produits à inventorier. En effet, si le comptage d »une pile de livres ne
pose pas de difficulté, il en va autrement lorsqu’il s’agit d’inventorier des matières
faisant l’objet des modes de stockage particuliers : cuves a jauger, tas à cuber, ou
encore des denrées dans l’appréciation en valeur nécessite des connaissances
spécialisées.

L’auditeur peut dans ce cas se faire assister par des spécialistes indépendants
ayant une connaissance particulière soit de la nature des stocks soit de procédures
élaborées de comptage à mettre en œuvre.

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6- LA LETTRE D’AFFIRMATION

Lorsque l’auditeur travaille dans le cadre d’une mission légale de commissariat
aux comptes, il a une obligation de moyens et non de résultats. D’après les normes de
la CNCC, les auditeurs se doivent de « mettre en œuvre les diligences permettant
d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels ne comportent pas
d’anomalies significatives ». La lettre d’affirmation est une lettre signée par les
dirigeants de l’entreprise, qui s’engagent à avoir communiqué aux auditeurs tous les
éléments, concernant les événements significatifs, ayant un impact sur la situation
financière de l’entreprise. Ce sera également l’occasion pour l’auditeur d’avoir un
engagement écrit sur les intentions des dirigeants de l’entreprise qui pourraient avoir
un impact sue l’évaluation de certains postes.

Cet outil est relativement souple. Il n’existe pas de modèle standard. Chaque
lettre d’affirmation doit être rédigé en fonction des risques et des incertitudes de
l’entreprise auditée.

Les affirmations générales les plus courantes portent toujours sur des éléments
ayant une incidence significative sur les comptes.

Ainsi, il sera demandé aux organes de la direction d’affirmer avoir communiqué
aux auditeurs l’ensemble de la comptabilité et les document afférents, ou de les avoir
informés de :
- toute irrégularité ou malversation connue, commises au sein de la société ;
- tout avertissement ou mise en demeure d’organisme officiels, concernant le non

respect ou le manquement aux règles professionnelles de présentation des
comptes ;

- toute transaction connue s’étant traduite par des versements ou des recettes à
caractère illicite ;

- tout plan de restructuration ou de réorganisation en cours, ou prévu ;
- toute affaire litigieuse ou contentieuse en cours.

Il est évident que cette liste n’est pas exhaustive, et que la rédaction de la lettre
d’affirmation doit être adaptée à l’entreprise auditée.

L’obtention d’une telle lettre ne dispense en aucune manière les auditeurs de
mettre en œuvre les diligences habituelles. Elle constitue cependant pour certaines
opérations qui ne trouvent pas immédiatement leur concrétisation dans les flux de
l’entreprise le seul moyen de les détecter. Ainsi, les opérations de portages (ventes des
litiges par une société à un tiers avec obligation de rachat à un prix déterminé à l’issue
d’une période fixe) ne pourront généralement n’être détectées qui si la Direction de la
société les indique. Ainsi, le rapport Marini sur la «modernisation du droit des sociétés
envisagée donne un fondement légal à la norme professionnelle prévoyant la lettre
d’affirmation.

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